Béthanie, l’école autrement

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Vive la rentrée!

Les élèves ont repris le chemin de l’école le 5 septembre dernier. Plusieurs nouveautés les attendaient, notamment le maître, fraîchement diplômé de  première année d’ILFM, de la pédagogie Jean qui rit, et formé par une praticienne Vittoz! Si l’on ajoute à cela le matériel Montessori que nous avons pu nous procurer, l’enseignement dispensé à Béthanie fait cette année un pas de géant quant à l’adaptation aux différentes formes d’intelligence de ses élèves.

Le thème de l’année? Après les Gaulois, nous entrons dans le monde fabuleux du Moyen-Age, en étudiant non seulement les châteaux forts, mais aussi le Mont Saint-Michel, l’abbaye de Cluny et son influence dans le développement économique et politique de toute l’Europe, les cathédrales, Saint Louis et Sainte Jeanne d’Arc, personnalités si importantes dans l’histoire de France…

Nos portes ouvertes auront lieu le 4 mars, le 1er avril, le 13 mai et le 10 juin 2017 de 10h à 12h. Nous vous proposons aussi d’accueillir votre enfant pour une journée découverte avant l’inscription.

Notre école catholique souhaite transmettre aux enfants un enseignement intellectuel de qualité et une formation spirituelle et humaine solide. Elle veut également leur permettre de développer leur sens du concret à travers des activités de la ferme.

Cette école indépendante et ouverte à tous est située dans le Calvados, à Villers-sur-Mer, entre Deauville et Cabourg. Entre terre et mer, au cœur du Pays d’Auge, l’école bénéficie du calme et de la quiétude d’un petit hameau en colombages entouré d’herbe et de forêt.

L’école est gérée par l’association «Education Autrement en Pays d’Auge».

Télécharger le dossier de candidature
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Foire aux questions

1. Les écoles indépendantes sont–elles légales ?

Oui, les écoles entièrement libres sont légales. 

  • La liberté d’enseignement est un principe à valeur constitutionnelle en France. Le Conseil constitutionnel l’a érigée en principe fondamental reconnu par les lois de la République, dans sa décision du 23 novembre 1977.
  • La liberté d’enseignement est un des droits de l’homme reconnu par la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 (articles 18 et 26).
  • La liberté d’enseignement figure enfin, en toutes lettres, à l’article 14 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, signée lors du Conseil européen de Nice en décembre 2000 : « La liberté de créer des établissements d’enseignement dans le respect des principes démocratiques, ainsi que le droit des parents d’assurer l’éducation et l’enseignement de leurs enfants conformément à leurs convictions religieuses, philosophiques et pédagogiques, sont respectés selon les lois nationales qui en régissent l’exercice. »
                         Article 14 al.3 – Droit à l’éducation 
  • Le développement des écoles entièrement libres est encouragé par le Parlement européen, l’OCDE et l’UNESCO, qui y reconnaissent un élément essentiel de l’Etat de droit. 
  • La loi française rend l’instruction obligatoire (à partir de l’âge de 6 ans), non la scolarisation. L’instruction peut être délivrée à domicile par les parents ou par un précepteur.
  • Pour ceux qui optent pour l’instruction en collectivité, il n’existe aucune obligation de scolariser leurs enfants dans les écoles gérées ou financées par l’Etat ; les enfants peuvent être scolarisés dans toute école libre qui respectent les lois nationales : en France, la liberté d’enseignement est encadrée par le Code de l’éducation qui prévoit et encadre la création des écoles entièrement libres (articles L441-1àL441-9, articles L911-5, L914-3, L914-4, L921-1).

Conclusion : les écoles entièrement libres sont prévues et encadrées par la loi. Leur développement est légal. L’existence d’écoles entièrement libres est un des éléments constitutifs de l’Etat de droit. 

2. Les écoles entièrement libres répondent–elles à une demande ?

Oui, les écoles entièrement libres répondent à une demande, qui augmente sans cesse. 

Avec l’évolution des civilisations occidentales, les parents sont conscients de la diversité des besoins de leurs enfants. Le moule unique de l’Education nationale n’est pas adapté à tous.

La liberté d’enseignement confère aux parents, et plus largement à la société civile, la capacité de participer concrètement à l’enseignement et à la formation. En effet, avec la possibilité de choisir l’enseignement pour leurs enfants, les parents reprennent une juste place dans l’éducation de leurs enfants.

Comme la liberté de presse, la liberté scolaire est le corollaire naturel des sociétés démocratiques.

Selon le sondage CSA publié début octobre 2005, 51% des parents souhaiteraient scolariser leurs enfants dans le privé.

Selon une étude de septembre 2005 réalisée par le CREDOC pour l’UNAPEL, les parents choisissent l’enseignement privé d’abord parce que le niveau scolaire y est bon, ensuite parce qu’il transmet des valeurs morales, en troisième lieu parce que l’autorité du maître y est respectée et exercée dans l’intérêt de l’enfant, et parce qu’il dispose d’un bon encadrement.

En faisant le choix d’une école entièrement libre, les familles privilégient la confiance totale dans l’enseignement donné, que ce soit le contenu, la qualité ou les méthodes employées ; elles peuvent choisir une école qui leur ressemble et qui va dans la continuité de l’éducation reçue à la maison.

Conclusion : La demande pour les écoles libres est forte et augmente sans cesse. 

3. Les écoles entièrement libres ont–elles une obligation de résultat ?

Les écoles entièrement libres ouvrent leurs portes sans aucun soutien financier de l’Etat.

En contrepartie, elles bénéficient de :

  • La liberté de recruter les professeurs qu’elles souhaitent ;
  • La liberté d’adopter la pédagogie qu’elles jugent la plus pertinente ;
  • La liberté de choisir leurs manuels scolaires.

Toutefois :

  • Elles restent soumises à l’inspection académique ;
  • Les progrès de leurs élèves sont les garants de la satisfaction des parents, qui contribuent au fonctionnement de l’école libre par leur participation aux frais de scolarité.

Conclusion : Les écoles libres n’ont de raison d’être que la réussite et l’épanouissement de leurs élèves. 

4. Le développement des écoles indépendantes se fait-il aux dépens de l’école publique ?

Non, les écoles publiques profitent de l’essor des écoles privées indépendantes.

  • Le développement d’écoles entièrement libres crée une saine émulation qui tire vers le haut tout le système éducatif, y compris l’école publique.
  • A l’étranger, le développement des écoles indépendantes a contribué à l’amélioration de l’école publique, même lorsqu’une partie des ressources publiques était affectée aux écoles indépendantes (avec le système du « chèque éducation »). Ainsi, en Nouvelle-Zélande, la réforme de 1996 a permis le financement des écoles indépendantes par le système du chèque scolaire. Avant la réforme, les écoles publiques scolarisaient 85% des élèves. Un an après, l’école publique avait perdu 1% de ses élèves (de 85% à 84%).Mais trois ans plus tard, le pourcentage était remonté à 87% ! Du fait de la concurrence, le niveau des écoles publiques s’était redressé, le résultat étant une amélioration du niveau scolaire pour tous ! les performances scolaires de la Nouvelle-Zélande sont actuellement parmi les meilleures (enquête PISA 2003 de l’OCDE).

Conclusion : les écoles entièrement libres ont vocation à offrir une alternative aux écoles publiques et à garantir un pluralisme scolaire. Elles participent à l’amélioration de l’école publique. 

5. Les écoles indépendantes prennent-elles l’argent de l’école publique ?

Non, dans le système actuel, ces écoles ne reçoivent aucune subvention. Elles ne coûtent donc rien à l’Etat.

  • En réalité, ces écoles font même réaliser de substantielles économies au contribuable. Le coût d’un élève dans une école primaire publique revient à 5730 € par an (chiffre 2013). Les parents qui scolarisent leurs enfants dans les écoles hors contrat font donc économiser 5730 € par an et par enfant à l’Etat.
  • Dans l’hypothèse où les parents pouvaient bénéficier du système du « chèque éducation » pour payer les scolarités dans ces écoles, le gain financier serait également important pour l’Etat : le coût annuel moyen d’une scolarité est de 2000 € en primaire dans les écoles indépendantes, dont seulement 1500 € de frais de scolarité. Ainsi, le « chèque éducation » ne couterait que 1500 € par enfant à l’état. Ce système rendrait effectif le libre choix en matière scolaire, conformément au principe constitutionnel français de la liberté d’enseignement.

Conclusion : Chaque élève scolarisé dans une école primaire entièrement libre fait économiser 5730 € par an à l’Etat et pourtant, ses parents paient des impôts destinés aux écoles publiques. 

6. Les écoles indépendantes sont-elles trop chères pour les familles ?

Les écoles entièrement libres sont bien moins chères qu’on ne le croit souvent. Pour 150 € par mois en moyenne pour le primaire, elles offrent un enseignement complet et de qualité, délivré par des professeurs très motivés.

  • Le coût des écoles, s’il correspond à une charge financière lourde pour la plupart des familles, doit être comparé au coût des autres formes de scolarisation :
    • les écoles publiques sont gratuites mais plus de 25% des élèves prennent une à deux heures de cours particuliers par semaine. Avec un coût moyen de 15 à 20 € l’heure après réduction d’impôt, la dépense par mois en cours de soutien peut dépasser le coût d’une école entièrement libre (20 € x2 heures x 4 semaines par mois= 160 €). Notons que les frais de cantine des écoles entièrement libres sont moindres que ceux des écoles subventionnées.
    • Les écoles privées sous contrat, lorsqu’elles sont cotées, sont parfois chères. Ainsi, le montant de la scolarité dans le primaire sous contrat n’est parfois que légèrement inférieur (coût mensuel de 30 à 200 € dans certaines écoles privées sous contrat, hors frais de cantine et d’étude) à ce qui se pratique dans les établissements entièrement libres.
  • Les écoles entièrement libres ont développé des associations de soutien pour accorder des bourses aux plus démunis (mise en place de parrainage par des personnes âgées…).
  • Notons cependant qu’il serait légitime qu’une partie des frais de scolarité supportés par les familles soit pris en charge par l’Etat, sous forme de réduction fiscale, comme c’est le cas dans la plupart des pays.
    • Les parents paient doublement les scolarités : une première fois par les frais de scolarité et une deuxième fois en payant leurs impôts qui vont financer uniquement les écoles publiques ou sous contrat.
    • Ces frais de scolarité ne bénéficient par ailleurs d’aucune réduction d’impôt à l’inverse des cours de soutien qui ouvrent droit à une réduction d’impôt à hauteur de 50% ou des frais de garde d’enfants de moins de 6 ans.

Conclusion : les frais de scolarité sont importants (150 € /mois en moyenne) mais pas supérieurs aux montants consacrés par un nombre croissant de parents aux cours de soutien pour remédier aux difficultés de leurs enfants. 

7. Les écoles indépendantes sont-elles réservées aux familles aisées ?

Non, les écoles sont payantes mais elles attirent des familles de tous revenus qui consentent à faire des sacrifices financiers pour offrir la meilleure éducation possible à leurs enfants.

  • Une enquête publiée dans Le Monde au mois de juin 2000 révèle que ce sont surtout les milieux sociaux moyens ou défavorisés qui se tournent vers l’enseignement privé, n’ayant pas les moyens de compenser à la maison les défaillances de l’école publique.
  • Pour assurer l’égalité des chances, il faut proposer une pluralité de solutions éducatives pour que chaque enfant puisse trouver la formule lui permettant de donner le meilleur de lui-même. Cela suppose que l’état neutralise tout ou partie du coût pour les familles et les informe sur la variété des offres scolaires existantes. En France, en attendant le soutien de l’Etat, les écoles mettent en place des systèmes de bourses privés pour pouvoir accueillir des enfants motivés mais issus de familles pauvres ou nombreuses.

L’école publique ne remplit plus son rôle traditionnel d’« ascenseur social » :

  • Le rapport Attali montre ainsi que « les enfants des cadres supérieurs ou professeurs ont 17 fois plus de chances que les enfants d’ouvriers d’être dans une classe préparatoire aux grandes écoles et 5 fois plus d’être étudiants en premier cycle universitaire ».Ce phénomène se renforce d’année en année.
  • Pour 2002, l’Observatoire des inégalités indique que les enfants d’ouvriers sont 15% des effectifs de prépas alors qu’ils représentaient près de 50% des effectifs en sixième. Au contraire, les enfants de cadres supérieurs ou d’enseignants représentent 54% des effectifs des classes préparatoires alors qu’ils ne représentent que 15% des effectifs en sixième.
  • Les résultats de l’étude PISA 2012 affinent le constat :
    • « Par rapport aux résultats 2003, il y a à peu près autant d’élèves très performants [en mathématiques] en France, mais surtout beaucoup plus d’élèves en difficulté, ce qui sous-entend que le système s’est dégradé principalement par le bas entre 2003 et 2012. »
    • « Les écarts de performance en compréhension de l’écrit se sont creusés sur cette période. (…) La proportion d’élèves très performants a augmenté de 4 points de pourcentage. (…) La proportion d’élèves peu performants a elle aussi augmenté de 4 points de pourcentage. »
    • « Le système d’éducation français est plus inégalitaire en 2012 qu’il ne l’était 9 ans auparavant et les inégalités sociales se sont surtout aggravées entre 2003 et 2006 (…). En France, lorsque l’on appartient à un milieu défavorisé, on a clairement aujourd’hui moins de chances de réussir qu’en 2003. »
    • « En France, les élèves issus d’un milieu socio-économique défavorisé n’obtiennent pas seulement des résultats nettement inférieurs, ils sont aussi moins impliqués, attachés à leur école, persévérants et beaucoup plus anxieux par rapport à la moyenne des pays de l’OCDE. »

Dans le système actuel, ce sont les parents qui font la réussite scolaire de leurs enfants, non l’école. Seuls les plus aisés ou les mieux informés peuvent choisir les bonnes écoles. Seuls les plus aisés peuvent offrir un suivi personnalisé et des cours de soutien à leurs enfants, d’autant que les plus modestes, non imposables, ne bénéficient pas des réductions d’impôts. C’est pour cela que les familles modestes plébiscitent le privé.

Conclusion : L’essor des écoles entièrement libres dans le monde est une réponse à l’échec de l’école publique auprès des minorités et des plus pauvres. L’école ne redeviendra un ascenseur social que si l’Etat laisse se développer un véritable pluralisme scolaire. 

8. Les écoles entièrement libres favorisent elles le communautarisme ?

Non. Etre élevé dans un milieu protégé et cohérent ne nuit nullement à la socialisation et à l’ouverture aux autres, bien au contraire. Une formation solide favorise l’épanouissement.

Une étude autrichienne comparant un groupe d’enfants éduqués dans les écoles alternatives ou à la maison a montré que ces enfants participent à autant d’activités extra-scolaires et autres activités développant des qualités de leadership, et qu’ils ont moins de problèmes de comportement en groupe que les autres enfants. Une étude américaine a donné des résultats similaires.

Les adultes ayant été éduqués à la maison considèrent, à plus de 75%, que leur éducation hors école les a aidés dans leurs rapports avec des personnes de tous niveaux de la société. 96% de ces adultes ne regrettent pas d’avoir bénéficié de ce type d’éducation (étude américaine de Gary Knowles, 1993 ; étude britannique de Julie Webb, 1990).

De nombreuses personnalités sont issues d’écoles hors contrat et à défaut de savoir si elles ont été bien « sociabilisées » dès l’âge de 3 ans, elles semblent avoir « réussi » ! Il en est ainsi de Jacques Chirac, Christine Ockrent, Anne Sinclair, Michel Polnareff, Jean Paul Sartre…

Conclusion : les écoles entièrement libres favorisent l’ouverture aux autres, en aidant chaque enfant à construire sa personnalité dans un environnement famille/école cohérent. 

9. Comment réintégrer le système scolaire « standard » après un passage dans une école entièrement libre ?

  • Pour les élèves issus d’écoles primaires ou de collèges indépendants, un examen d’entrée est organisé chaque année. La note de service n°80173 du 16 avril 1981 de l’Education nationale précise les conditions d’admission en collège ou en lycée pour les élèves ne provenant ni de l’enseignement public ni de l’enseignement privé sous contrat. Le contenu de l’examen est arrêté par l’inspecteur d’académie. Le chef de l’établissement d’accueil organise l’examen et précise le jury. Les parents peuvent faire appel en cas de désaccord. Ces examens, comparables à ceux qui existaient il y a peu à l’entrée du secondaire, se passent généralement sans difficulté.
  • S’il s’agit de rejoindre un établissement sous contrat, c’est encore plus simple. Certains font passer un examen d’entrée pour le collège ou le lycée mais la plupart admettent les élèves sur dossier. Plus l’établissement entièrement libre est connu et prisé, plus ses anciens élèves ont des chances d’être dispensés de test d’admission.

Conclusion : Il est possible de passer d’une école entièrement libre à une école publique ou privée sous contrat et réciproquement, mais le directeur de l’école peut faire passer un examen.